AD ASTRA SOPHIE*
Le 13 février 2026, après plusieurs reports liés à la météo annoncés par la NASA, la Cité de l’espace a organisé une journée portes ouvertes exceptionnelle pour suivre en direct le décollage de la Française Sophie Adenot vers la Station spatiale internationale (ISS), dans le cadre de la mission εpsilon. Un moment rare, partagé entre grand public, experts du spatial européen, partenaires et médias.
Il y a d’abord le bruit des conversations. Les enfants qui courent. Les caméras qui s’installent. Les journalistes de BFM, de l’AFP, d’Ici Occitanie qui prennent position. Les experts scientifiques du CNES, du CADMOS, du MEDES, de l’ESA, qui commentent les images. Et puis, soudain, le silence.

Au Carré de l’Actu, devant le grand écran installé dans les jardins, dans la salle IMAX® comme dans le hall de l’Astralia, ce 13 février 2026, 3 241 personnes retiennent leur souffle. Les trente dernières secondes du décompte s’égrènent dans une tension presque physique. Judith, six ans et demi, dira plus tard qu’elle a été « marquée par le silence avant le décollage ».
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À l’allumage des moteurs, les poils se hérissent. L’estomac se noue. Pas de cris. Pas immédiatement. Deux minutes trente d’attention totale. Les regards restent rivés à l’écran jusqu’à la séparation du premier étage. Alors seulement, les applaudissements éclatent. Nourris. Soulagés. Ils étaient venus pour ça. Des habitués. Des nouveaux visiteurs profitant de la gratuité d’accès pour découvrir la Cité de l’espace.

Deux jeunes femmes travaillant dans le quartier, venues spécialement. L’une raconte avoir « ressenti physiquement » le décollage. « C’est fou comme on le vit dans le corps. » L’autre insiste sur l’ambiance : « On se sent proche de ce qui se passe là-haut. »
Emporte-nous avec toi. Transmets, partage, fais-nous des signes.
Proche, aussi, grâce aux experts. Au Carré de l’actu, sur l’écran géant, dans la salle IMAX®, on diffuse les interventions des experts du CNES, de l’ESA et de la Cité de l’espace qui commentent, expliquent, traduisent. On parle d’hypergravité, de poussée, de trajectoire orbitale. Le père de Judith promet d’aller chercher plus d’informations dès le soir même. « On comprend vraiment ce qui se joue. »
Car la mission εpsilon marque un cap : après seulement 2 ans et 10 mois de préparation, l’astronaute de l’Agence spatiale européenne (ESA) Sophie Adenot s’élance pour un séjour de 8 ou 9 mois à bord de l’ISS. Une durée qui fera d’elle la première Européenne à passer autant de temps dans l’espace. Plus de 200 expériences scientifiques seront menées en médecine, en physique et dans d’autres domaines au service de la recherche sur Terre.

La grande famille du spatial
Parmi la foule, des partenaires, d’anciens salariés, des scientifiques comme l’astrophysicien Sylvestre Maurice (IRAP). Une grande famille du spatial réunie autour d’un même départ. La Cité de l’espace joue pleinement son rôle : un lieu où le public, les professionnels et les médias se retrouvent pour vivre ensemble l’actualité. Ce 13 février, on n’a pas seulement regardé un décollage. On l’a partagé. Dans un silence vibrant, puis dans une clameur commune. Un moment suspendu où Toulouse, le temps d’un allumage moteur, semblait respirer à l’unisson.
* Vers les étoiles, Sophie