Bernard Minier, l'auteur français assis dans le hall d'accueil du LuneXplorer à la Cité de l'espace

Bernard Minier à la Cité de l’espace pour présenter son dernier thriller

Bernard Minier était à la Cité de l’espace ce lundi 30 mars, à l’occasion de la sortie de son nouveau roman Ruptures (XO Éditions). L’un des auteurs de thrillers les plus lus en Europe, traduit en 27 langues, a choisi la Cité de l’espace comme cadre pour une interview accordée à BFM TV. Un choix qui n’a rien d’anodin.

Ruptures plonge dans les coulisses d’un empire technologique mondial. Au cœur de l’intrigue : des collaboratrices d’une multinationale retrouvées mortes, un milliardaire à la puissance tentaculaire entre satellites, fusées, et réseaux d’influence. Un thriller ancré dans l’actualité la plus brûlante. Derrière le roman, il y a une vraie réflexion sur ce que l’espace représente aujourd’hui. Nos sociétés en dépendent infiniment, rappelle Bernard Minier, notre défense, notre sécurité, nos communications. Et ce n’est pas un hasard s’il a choisi la Cité de l’espace pour en parler.

Pour en savoir plus sur Ruptures

Couverture du roman Ruptures de Bernard Minier

Territoire et goût des sciences

Dans N’éteins pas la lumière (2014), l’auteur évoquait déjà la Cité de l’espace : une référence naturelle, ancrée dans le paysage toulousain. Enfant du Sud-Ouest, né à Béziers, formé à Toulouse, Bernard Minier revendique ce territoire comme le sien. La Cité de l’espace y occupe une place à part : « La Cité de l’espace et Toulouse, c’est une longue histoire d’amour. Ça aurait pu arriver dans n’importe quelle ville. Non, c’est ici que ça se passe, et c’est formidable. Toulouse et le spatial, il faut que ça dure longtemps encore. »

C’est une histoire que les équipes de la Cité de l’espace écrivent chaque jour. Bernard Minier leur adresse d’ailleurs un message. À une époque où les pseudosciences gagnent du terrain et où les fake news brouillent tout, il cite Timothy Snyder : « Abandonner les faits, c’est abandonner la liberté. » La science n’est pas une opinion parmi d’autres, martèle-t-il. Transmettre le goût des sciences aux nouvelles générations, donner envie de comprendre le monde, c’est exactement ce que fait la Cité de l’espace.

Sans limite

Avant de partir, nous lui glissons que nombre de collaborateurs du site le lisent et étaient heureux de le savoir là, il sourit : « J’aimerais avoir un bureau tel que celui-ci. Travailler dans un tel environnement. C’est tellement enthousiasmant de rêver à l’espace, à la science et à la technologie. Parce que la technologie, c’est aussi absolument fascinant, passionnant et merveilleux. Le génie de l’homme, parfois, on a l’impression qu’il n’a aucune limite. »