Astronomie, la Cité de l’espace voit loin
Deux planétariums fixes, un congrès mondial accueilli en 2018, un rendez-vous international de la médiation scientifique organisé en 2024 : la Cité de l’espace occupe une place reconnue dans l’écosystème mondial de l’astronomie. Cet été l’a confirmé sur le terrain. Les succès de la Nuit des étoiles le 7 août, de l’éclipse de Soleil le 12 août et des neuf Nocturnes ont rappelé l’attrait que la plus ancienne des sciences exerce sur les petits comme sur les grands. Une position que la Cité de l’espace entend consolider dans les mois à venir, avec une actualité astronomique particulièrement riche.
Saviez-vous que la Cité de l’espace est le seul centre de culture scientifique en France et sans doute en Europe, à disposer de deux planétariums fixes, le Stellarium et le Planétarium ? Et que ce dernier est le 4e plus grand planétarium avec animation en direct de France derrière Vulcania, Pleumeur-Bodou et La Villette ? Sur environ 4 000 planétariums recensés dans le monde, il figure parmi les douze premiers en Europe en croisant deux critères : la taille de son dôme (20 mètres) et la qualité d’image avec ses dix vidéoprojecteurs laser pour une résolution 8K. Les spectacles qu’il diffuse sont par ailleurs développés en interne.

Un parcours complet
S’ils sont emblématiques et suscitent toujours une réelle émotion chez les visiteurs, le Stellarium et le Planétarium font partie d’un tout bien plus large, destiné à faire vivre l’astronomie sous toutes ses dimensions. Que ce soit au sein du Quai du système solaire dans les expositions permanentes ou le long de l’Allée de l’infini dans les jardins, lors d’expositions temporaires, d’événements ou dans le cadre de sa mission éducative, le site multiplie les portes d’entrée pour que tout un chacun, de la maternelle jusqu’aux plus grands passionnés d’astronomie puisse trouver son compte.
Le miroir du télescope James Webb en est un exemple phare : installée dans les jardins depuis 2025, sa réplique grandeur nature est complétée du film Deep Sky, projeté à l’IMAX®, qui raconte cette même aventure scientifique sous un autre angle. Autre innovation récente, Mon premier Planétarium, un parti pris inédit d’initiation aux premières notions d’astronomie dès la moyenne section.

Si la Cité de l’espace transmet la culture de l’astronomie à son public, elle participe aussi à façonner la manière dont elle se raconte ailleurs. Membre de l’Association des Planétariums de Langue Française (APLF) et de l’International Planetarium Society (IPS), elle a accueilli le congrès mondial de l’IPS à Toulouse en 2018, ainsi que le colloque annuel de l’APLF la même semaine, puis organisé CAP24 en 2024, le rendez-vous international sur la communication de l’astronomie au grand public. Une reconnaissance de son influence et de sa place dans l’écosystème de l’astronomie qu’elle prolonge par exemple en s’impliquant aussi bien au sein du conseil d’administration de l’APLF que lors des événements de l’IPS.
À l’affût de l’actu
Fidèle à sa mission, la Cité de l’espace rebondit sur chaque grand rendez-vous astronomique : lancement de télescopes spatiaux comme le James Webb, diffusion de nouvelles images de l’Univers, passage de comètes remarquables comme celui de la comète interstellaire 3I/ATLAS, éclipses… Elle en propose un traitement varié : intégration de nouveautés dans ses expositions, expositions temporaires comme pour la mission Rosetta, articles de fond de ses deux journalistes, vulgarisation sur les réseaux sociaux, adaptation temporaire de sa médiation, événements dédiés comme pour l’éclipse du 12 août 2026 (lire plus loin)…

Les médias sollicitent aussi régulièrement la Cité de l’espace, que ce soit pour y réaliser des directs ou pour trouver des spécialistes, en interne ou parmi les chercheurs avec lesquels elle a noué des liens de longue date. Olivier Sanguy, journaliste spécialisé de la Cité de l’espace est par exemple intervenu sur France info pour décrypter l’éclipse du 12 août.
Nocturnes, Nuit des étoiles, conférences…
Et la Cité de l’espace n’hésite pas à créer ses propres événements astronomiques. Chaque été, les Nocturnes prolongent l’ouverture du site avec observation du ciel au télescope, jardins illuminés et, en clôture de soirée, un mapping vidéo sur la fusée Ariane. Astronomes amateurs et parfois professionnels accompagnent les visiteurs dans leur découverte de l’observation du ciel. En 2026, 9 Nocturnes ont été organisées au mois d’août et toutes ont rencontré un franc succès.
La Cité de l’espace accueille par ailleurs depuis son ouverture en 1997 la Nuit des étoiles, organisée dans toute la France depuis 1991 par l’Association Française d’Astronomie à l’occasion du pic des Perséides, l’une des pluies d’étoiles filantes les plus spectaculaires observable chaque été. Un événement gratuit qui a réuni cette année 5 000 visiteurs autour des télescopes d’une vingtaine d’astronomes amateurs venus de toute la région. Des astronomes professionnels sont aussi régulièrement présents pour partager leur savoir, avec la passion qu’on imagine.

Le site propose également, tout au long de l’année, un cycle de conférences avec les Amis de la Cité de l’espace et l’Association Aéronautique et Astronautique de France (3AF), dont environ la moitié consacrée à l’astronomie. Là encore en présence d’intervenants experts. En mars 2026 par exemple, une conférence passionnante sur la météorologie de l’espace animée par Lionel Birée, ingénieur de recherche en aérospatial et chercheur associé à l’Observatoire de Paris, avait fasciné les participants. Environ 200 se pressent en moyenne à chacun de ces rendez-vous.
La Cité de l’espace concourt par ailleurs à différents événements astronomiques dont, depuis ses débuts, le Festival d’astronomie de Fleurance, un des rendez-vous phares de l’astronomie grand public en Occitanie.
Actu et jeune public
L’astronomie va rester un sujet fort dans les mois à venir. 2027 s’annonce chargée dès le premier semestre : le télescope spatial européen PLATO doit décoller depuis Kourou à la recherche d’exoplanètes semblables à la Terre, tandis que la Chine mettra en orbite Xuntian, surnommé « le Hubble chinois », dédié à l’étude de la matière noire, des exoplanètes et de la formation des galaxies.
La Cité de l’espace va par ailleurs renforcer son offre pour les plus jeunes : Mon premier Planétarium va s’ouvrir au grand public.
Pour Arnaud Mounier, directeur général de la Semeccel, « sensibiliser les plus petits tôt, c’est un moyen de les éveiller au monde qui les entoure et de poser les premières pierres d’une culture astronomique solide et éclairée ». Un enjeu qui concerne en réalité tous les âges. Après une visite à la Cité de l’espace, plus question de croire que Mars apparaît un jour aussi grosse que la Lune dans le ciel, un mythe qui revient chaque année sur les réseaux sociaux et via certains médias.
12 août 2026 : une éclipse record

Record battu à la Cité de l’espace pour l’événement organisé autour de l’éclipse de soleil du 12 août. Plus de 5 300 personnes se sont déplacées, soit la fréquentation payante la plus importante enregistrée ces 5 dernières années.
La Cité de l’espace avait mis en place une Nocturne spéciale pour suivre l’éclipse et permettre aux visiteurs de vivre l’événement en sécurité : présence de nombreux astronomes amateurs avec leur matériel, lunettes de protection offertes à chaque famille, diffusion au planétarium du film Totale qui fait revivre l’éclipse totale de 2017 aux États-Unis, animations à la Coupole de l’astronome et retransmission sur écran géant de l’éclipse totale depuis l’observatoire espagnol de Javalambre, en partenariat avec l’Agence spatiale européenne (ESA). De nombreuses autres animations ont rythmé la soirée, dont un mapping spécial sur la fusée Ariane durant la soirée.
2 planétariums
Intégré à la Cité de l’espace dès sa création en 1997, le Stellarium accueille jusqu’à 133 personnes sous un dôme de 15 mètres de diamètre. Principalement tourné vers le jeune public, il propose actuellement Polaris, l’histoire d’un manchotet d’un ours polaire partis en expédition spatiale pour comprendre pourquoi il fait nuit six mois par an au pôle Nord. Ouvert en 2005, le grand Planétarium peut recevoir jusqu’à 280 personnes sous 20 mètres de dôme. Y est actuellement projeté le spectacle Au-delà des étoiles, suivi du Ciel du soir, une présentation en direct des astres visibles ce soir-là à Toulouse.
