Défi Robots Martiens : ils ont (presque) roulé sur Mars

Défi Robots Martiens : ils ont (presque) roulé sur Mars

Programmer un robot pour lui faire parcourir la surface de Mars, comme Perseverance le fait chaque jour à des millions de kilomètres de la Terre : c’est le défi qu’ont à nouveau relevé cette année des élèves du CP au CE2 dans le cadre du projet Défi Robots Martiens, créé par la Cité de l’espace en collaboration avec l’Académie de Toulouse, MGEN et avec le soutien de l’Agence spatiale européenne (ESA) à travers son programme éducatif ESERO, porté en France par le CNES, et d’Hemeria.

Chaque année, la Cité de l’espace propose à des classes du CP au CE2 de toute la France de s’initier à la programmation à travers un projet concret et ancré dans l’actualité spatiale. L’objectif est de programmer de petits robots pour leur faire réaliser des trajets sur une surface reconstituant celle de Mars, à l’image de ce que fait le rover Perseverance chaque jour sur la planète rouge.

Répondre à une véritable demande de terrain

Un projet né d’une vraie demande de terrain : si l’initiation à la programmation existe à l’école primaire, les supports adaptés aux plus jeunes et les projets clés en main pour les enseignants sont tout particulièrement demandés. Co-créé avec MGEN, partenaire officiel de la Cité de l’espace, et parrainé par Agnès Cousin, géologue et astronome à l’IRAP de Toulouse, le Défi Robots Martiens répond précisément à ce besoin : offrir aux élèves de cycle 2 un projet concret et motivant, et aux enseignants un cadre pédagogique structuré pour aborder cette notion en classe, quel que soit leur niveau de maîtrise du sujet.

En Métropole et au-delà

Avril a marqué le temps de la restitution pour les 16 établissements engagés dans cette édition 2025-2026. Le projet dépassant largement les frontières de la Haute-Garonne, une séance en visioconférence a réuni le 2 avril les huit classes hors académie de Toulouse, basées en Loire-Atlantique, Rhône, Hérault, Marne, Puy- de-Dôme et jusqu’en Martinique et en Guyane. Puis le 16 avril, c’est à la Cité de l’espace que les huit classes de l’académie de Toulouse ont vécu leur journée de restitution.

Un défi… en direct

Nouveauté cette année : les 164 élèves présents le 16 avril ne se sont pas contentés de présenter leurs travaux. Ils ont réalisé leur défi en direct, répartis en petits groupes. Une façon de mettre en jeu, devant leurs pairs, les compétences de programmation acquises tout au long de l’année.

Et pour certains, l’occasion de se confronter à une dimension bien réelle du travail d’équipe : « Je me suis embrouillé avec mes copains, on n’était pas d’accord sur le trajet à réaliser », confiait un élève au moment de raconter ses difficultés. Une belle manière d’apprendre que coder, comme explorer Mars, c’est aussi savoir collaborer.

Une marraine de choc

Agnès Cousin, planéto-géologue et astronome à l’IRAP, impliquée dans l’analyse et le pilotage du rover Perseverance sur Mars. Responsable scientifique de l’instrument SuperCam à la tête du robot martien et habituée des grands défis scientifiques et technologiques des missions d’exploration, Agnès Cousin a répondu avec passion aux questions des petits explorateurs.

L’ambiance, elle aussi, était à la hauteur de l’événement : certains élèves sont arrivés en combinaisons spatiales, d’autres avec des patchs maison de la NASA cousus sur leurs vêtements. L’après-midi, les enfants ont mis le cap sur le Terrain Martien et sur les autres espaces de la Cité de l’espace pour un temps plus festif : photos avec les rovers, découverte du spectacle Mon premier planétarium et bien d’autres découvertes.

Inspirer

MGEN était présente le 16 avril pour prendre la parole aux côtés de l’académie de Toulouse, du CNES et d’Agnès Cousin, dont la présence a donné à cette journée une résonance toute particulière : montrer à de jeunes élèves, dès le CP, que la logique qui guide Perseverance sur Mars s’apprend et qu’on peut en poser les premières briques dès l’école primaire. Peut-être, pour certains d’entre eux, le début d’une vocation.

Une résonance confirmée par les retours des enseignants à l’issue de l’événement : « Les enfants étaient déjà très enthousiastes avec les robots, cette journée a été le clou du spectacle ! Entre le planétarium, le vrai Rover et la vraie « Agnès de la visio », ils étaient ravis », témoigne l’un d’eux. Un autre espère « que cette expérience aura suscité de nouvelles vocations dans les domaines scientifiques ».