Pokémon x ESA : « la curiosité n’a pas de limites »

Pokémon x ESA : « la curiosité n’a pas de limites »

Le 1er octobre 2026, la peluche Pikachu astronaute était à la Cité de l’espace pour l’inauguration de l’exposition inédite Pokémon x ESA. Une présence exceptionnelle après avoir passé 67 jours à bord de la Station spatiale internationale avec Sophie Adenot, l’astronaute française de l’Agence spatiale européenne (ESA). La Cité de l’espace est actuellement le seul établissement culturel en France à accueillir cette exposition conçue par l’ESA et The Pokémon Company International (TPCi), à l’occasion de la Semaine mondiale de l’espace. On vous explique.

Le 1er octobre, en fin d’après-midi à la Cité de l’espace, Anne-Sophie Bradelle, directrice de la communication de l’ESA, annonce aux invités de l’inauguration de l’exposition Pokémon x ESA la présence d’un « VIP très très spécial ». La peluche Pikachu astronaute est là.

Après 67 jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS) pendant la mission de Sophie Adenot, soit environ 1 040 orbites autour de la Terre, l’ESA a organisé le retour de la peluche en amont de celui de l’astronaute française.

Difficile de ne pas voir l’étincelle qui brille dans de nombreux yeux lorsqu’elle est enfin dévoilée.

Pokémon x ESA, la curiosité en partage

L’exposition désormais inaugurée est une première. Née du partenariat entre l’ESA et The Pokémon Company International (TPCi) elle s’enracine dans leur goût commun pour l’exploration et la découverte.

Pour l’ESA, ce partenariat s’inscrit dans un axe de sa stratégie, « Inspirer l’Europe ». Il permet de parler aux jeunes publics « avec un langage qui les attire », mais aussi d’aller « au-delà de ses audiences traditionnelles » relève Anne-Sophie Bradelle. « Pokémon a aussi réussi, souligne-t-elle, à mettre un trait d’union entre ces générations ». Avant de conclure : « Cette curiosité, cette soif de connaissance, elle n’a pas d’âge, elle n’a pas de limites. »

Comme Mathieu Galante, directeur senior des licences chez The Pokémon Company International le rappelle dans le communiqué de lancement de l’exposition : « Chaque aventure Pokémon commence par un sentiment d’émerveillement face à ce qui se trouve au-delà du monde que l’on connaît. Des contrées lointaines aux rencontres qui s’étendent jusqu’à l’espace, cet esprit de découverte a toujours fait partie intégrante de la vie d’un Dresseur de Pokémon. La collaboration avec l’ESA ouvre de nouveaux horizons aux fans, en réunissant l’univers de Pokémon et les merveilles de l’espace pour les visiteurs de toute l’Europe. »

Mettre la culture populaire au service de la culture scientifique

Pour Arnaud Mounier, la Cité de l’espace ne pouvait que saisir « la Pokéball au bond ». « Nous avons la conviction que le spatial doit être populaire, que l’astronomie doit être populaire, que la science doit être populaire, que la culture doit être populaire », explique-t-il. L’enjeu : attirer des publics très larges, de toutes les générations, et leur faire découvrir « toute l’ampleur et toute la grandeur des programmes spatiaux ».

C’est l’occasion de remplir une mission que la Cité de l’espace mène avec brio : la vulgarisation scientifique et la diffusion de la culture scientifique au plus grand nombre.
— Isabelle Ferrer, présidente de la Semeccel.

Plusieurs sites européens accueillent l’exposition en parallèle, en Espagne, en Allemagne, en Belgique, en Italie, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. En France, le choix s’est, selon l’ESA, « naturellement porté sur la Cité de l’espace », seul site à l’accueillir après le siège de l’ESA. Les liens qui unissent les deux structures sont en effet aussi étroits que pérennes.

75 m² entre Pokémon et missions européennes

Pour adapter l’exposition à l’ADN de la Cité de l’espace et à ses principes de médiation, ses équipes ont travaillé main dans la main avec celles de l’ESA et de The Pokémon Company International. Circulation, choix des dispositifs, positionnement des contenus : la scénographie a été pensée en commun.

Sur les panneaux de l’exposition, Évoli, Séléroc, Arceus ou Rayquaza accompagnent les contenus scientifiques. Le parcours présente notamment les lanceurs Ariane 6 et Vega-C, le système de navigation Galileo et les satellites européens d’observation de la Terre. Direction ensuite Jupiter et ses lunes glacées avec la mission Juice, puis la Lune avec le module de service européen de la capsule Orion, au cœur du programme Artemis.

À hauteur d’enfant, des bulles mettent en parallèle les informations scientifiques et l’univers Pokémon. De quoi éveiller la curiosité et susciter les questions.

Une vidéo sur grand écran invite ensuite à découvrir avec Pikachu astronaute et Sophie Adenot l’intérieur de la Station spatiale internationale (ISS). Juste à côté, une statuette de Pikachu positionnée, elle aussi, là où même les plus petits peuvent l’admirer, fait briller les yeux de nombreux visiteurs.

Pokémon Go et produits dérivés

À la boutique, les produits dérivés ont attiré les passionnés d’espace comme de Pokémons : peluche Pikachu, patch de mission, figurine, porte-clés… Tous les produits sont disponibles dans la limite des stocks et soumis à des limites d’achat.

Dans les jardins de la Cité de l’espace aussi, Pikachu astronaute attire du monde. Depuis le 4 octobre, les premiers dresseurs et dresseuses de Pokémons se sont joyeusement égayés dans les allées, smartphone en main. Les joueurs qui remportent un raid sur place peuvent même tenter d’attraper Pikachu astronaute avec un fond de lieu spécial, souvenir numérique de leur passage à la Cité de l’espace.

La Cité de l’espace accélère à l’approche de ses 30 ans

Que dire de plus ? Pokémon fête ses 30 ans en 2026, la Cité de l’espace fêtera les siens en 2027. « On n’a trente ans qu’une fois dans sa vie. Nous sommes de la même génération », s’amuse Arnaud Mounier.

Pokémon x ESA est la deuxième nouvelle exposition de la Cité de l’espace en 2026, après εpsilon dédiée à la mission de Sophie Adenot à bord de l’ISS. Une troisième ouvrira en décembre.

Pour le directeur général de la Semeccel, ce rythme témoigne de « toute l’intensité de la créativité des équipes de la Cité de l’espace ». À l’approche des 30 ans du site, il l’assure : « on va accélérer encore ».

Exposition Pokémon x ESA, jusqu’au 30 avril 2027 à la Cité de l’espace, à Toulouse.